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Licenciement Tarik Ramadan : coup porté à la liberté académique

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Licenciement Tarik Ramadan : coup porté à la liberté académique

Message  Celya le Jeu 3 Sep - 9:27

Salam


http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10822
____________________________________
Le licenciement de Ramadan est un coup porté à la liberté académique

L’Université doit représenter le raisonnement objectif même lorsque les émotions sont vives. Un débat s’impose et non un licenciement.
Publié le 22 août 2009, 11 h 57 – Modifié le 25 août 2009, 11 h 5

Lettre ouverte : L’Université Erasmus ne doit pas rompre les liens avec Ramadan.
Par Dick van Lente et d’autres employés de l’Université Erasmus.

Dans une déclaration conjointe émise mardi dernier, le 18 août, la Municipalité de Rotterdam et le Conseil exécutif de l’Université Erasmus de Rotterdam ont annoncé le licenciement de notre collègue Professeur Tariq Ramadan. Ramadan perdra son poste de consultant au sein de la municipalité et sa chaire professorale à l’Université Erasmus, chaire qui portait sur l’identité et la citoyenneté. En tant qu’employés de l’Université, nous sommes choqués par cette décision que nous tenons pour contraire à la liberté académique.

Nous espérons sincèrement que l’Université reviendra sur sa décision.

La raison invoquée pour le renvoi de Ramadan tient au fait qu’il produit pour Press TV une émission de discussions financée en majeure partie par le gouvernement iranien. D’après le communiqué émis par la municipalité et le Conseil exécutif de l’Université, cela signifie qu’il entretient une « relation indirecte » avec ce régime répressif, et qu’en regard des « sentiments » que cette situation peut évoquer à Rotterdam ou ailleurs, l’apparence même d’une telle relation doit être évitée.

Il est remarquable que le contenu de l’émission de Ramadan et son rôle dans le débat public ne soit pas mis en cause. C’est plutôt la collaboration de Ramadan avec une voie du régime répressif actuel qui est jugée inacceptable. Ramadan a lui-même soutenu dans la page Opinion de ce journal, le 18 août, qu’il jouit encore d’une totale liberté quant au choix des sujets qu’il aborde, des invités et des formes de débats, et qu’un tel programme ne peut que contribuer au difficile processus menant à un débat plus ouvert et plus libre au Moyen Orient et en Occident. Le programme ne fait aucune propagande en faveur du régime d’Ahmadinejad ; Ramadan a d’ailleurs condamné la politique de répression de ce gouvernement.

Son licenciement est d’autant plus étrange que l’Université et l’administration municipale reconnaissent dans leur déclaration l’étendue des services que Ramadan fournit en sa qualité d’animateur d’un débat ouvert sur l’Islam et la société occidentale. Nos étudiants apprécient énormément ses conférences. Lorsqu’on a remis son poste en question au printemps dernier à la suite de ses déclarations concernant l’homosexualité et les droits des femmes, le Conseil exécutif a déclaré que l’Université souhaitait favoriser le débat et qu’elle ne voulait pas s’immiscer dans les croyances personnelles des universitaires ou dans leurs déclarations.

Il est déjà assez regrettable que la municipalité se dise maintenant sensible aux « sentiments » de la population face à un intellectuel musulman controversé, mais nous trouvons injustifié le fait que l’Université lui emboîte aveuglément le pas : L’Université doit représenter le raisonnement objectif même lorsque les émotions sont vives.

Le licenciement de Ramadan nous prive de la possibilité d’ouvrir une discussion sur deux sujets d’importance : la liberté académique et la responsabilité des universitaires en regard des sujets politiquement sensibles. Ramadan est un homme qui croit dans un débat ouvert et constructif en toutes circonstances, même s’il risque d’être écorché au passage ; il a également une connaissance approfondie de la communauté musulmane en Occident qui dépasse largement celle d’aucun d’entre nous.

Il peut arriver que nous ne soyons pas du même avis que lui, mais débattre avec lui nous permet de clarifier nos idées. Nous désavouons le fait que son licenciement soit fondé sur les sentiments que son comportement peut susciter. Ce licenciement contrevient à la liberté académique. Nous devons ouvrir le débat avec lui : c’est ce qui devrait se passer dans une communauté intellectuelle telle qu’une université.

Le Conseil exécutif fait ressortir que la décision de mettre fin à la chaire professorale du Professeur Ramadan n’est en aucune façon liée à ses croyances religieuses. Il a le droit et il peut effectivement émettre des opinions controversées à l’Université, ceci est même activement recherché. L’Université est un temple académique où il est possible de tenir des débats serrés et où l’on peut se permettre d’explorer des avenues non conventionnelles. (…) L’essentiel de la question, est qu’il collabore avec une chaîne de télévision financée par le gouvernement iranien. Ce gouvernement fait usage d’une violence disproportionnée contre ses citoyens, notamment les étudiants. Il se sert de la chaîne de télévision pour justifier cette violence, par exemple, dans ses bulletins, il parle de « vandales » plutôt que de « manifestants ».

Signataires :

Dick van Lente, Ph.D., Faculté d’Histoire et Arts

Bert Altena, Ph.D., Faculté d’Histoire et Arts

Martijn Kleppe, M.A., Faculté d’Histoire et Arts

Prof. Siep Stuurman, Faculté d’Histoire et Arts

Prof. Heleen Pott, Faculté d’Histoire et Arts et Faculté de Philosophie

Anders Schinkel, Ph.D., Faculté de Philosophie

Prof. Frits Gierstberg, Faculté d’Histoire et Arts

Adrie van der Laan, Ph.D., Centre Erasmus de premières Etudes Modernes

Pytrik Schafraad, M.A., Faculté d’Histoire et Arts

Susan Hogervorst, M.A., Faculté d’Histoire et Arts

Prof. Frans-Willem Korsten, Faculté d’Histoire et Arts, Département d’études littéraires, Leiden University

Jiska Engelbert, Ph.D., Faculté d’Histoire et Arts

Jeroen Timmermans, M.A., Faculté de Philosophie

Prof. Henri Beunders, Faculté d’Histoire et Arts

Prof. Paul van de Laar, Faculté d’Histoire et Arts et Musée historique de Rotterdam

Robbert-Jan Adriaansen, M.A., Faculté d’Histoire et Arts

Rolien Duijvendijk, M.A., Faculté d’Histoire et Arts

Hans Maas, Faculté d’Histoire et Arts

Bernadette Kester, Ph.D., Faculté d’Histoire et Arts

Klazien de Vries, Professeur invité de l’Université d’Utrecht et de l’Université Erasmus

Joep a Campo, Ph.D., Faculté d’Histoire et Arts

Prof. Henri Beunders, Faculté d’Histoire et Arts

Hans Maas, Faculté d’Histoire et Arts

Theo Pronk, chercheur à la Faculté d’Histoire et Arts

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