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Quand est-il permis à la femme de travailler ?

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Quand est-il permis à la femme de travailler ?

Message  OUMJOUERYA le Mer 25 Juin - 1:57

d'après Dr. Youssouf al-Qaradâwî dans son livre "La place de la femme en Islam", éditions Arrissala Paris :

"Quand est-il permis à la femme de travailler ?

Doit-on comprendre de tout cela que la Loi divine interdit à la femme de travailler en toutes circonstances ?

Non, certainement pas. Nous devons donc expliquer ici dans quelles limites et dans quels domaines la sharia permet à la femme de travailler.

Nous allons le définir brièvement mais clairement, afin d'éviter toute confusion sur cette question sensible.

Le premier et le principal travail de la femme, dans lequel nul ne peut rivaliser avec elle, est d'élever les générations futures : c'est pour cette mission que Dieu l'a préparée physiquement et psycologiquement, et aucune préoccupation matérielle ou morale, quelle qu'elle soit, ne doit remplacer la femme dans cette haute entreprise, dont dépendent l'avenir de la Communauté et de sa plus grande richesse, la richesse humaine.

Que Dieu fasse miséricorde à Hâfidh Ibrâhîm, le poète du Nil, qui a dit :
La mère est une école, et bien la préparer
C'est préparer un peuple aux valeurs élevées.

Cela ne signifie pas que la loi islamique interdise à la femme de travailler hors de chez elle : personne n'a le droit de déclarer une action illicite sans s'appuyer sur un texte authentique et explicite de la Loi divine, et les choses et les actions courantes sont normalement licites comme chacun le sait.

C'est pourquoi nous disons : le travail de la femme est licite en soi, et il peut être nécessaire si elle en a besoin, par exemple si elle est veuve ou divorcée ou non apte au mariage, qu'elle n'a personne pour la prendre en charge et qu'elle est capable de gagner sa vie, ce qui lui épargnera la mendicité et la dépendance.

Ou encore, ce peut être la famille qui a besoin que la femme travaille, par exemple pour aider son mari, pour élever ses enfants ou ses jeunes frères et soeurs, ou pour assister ses parents âgés. Nous en avons un exemple dans le Coran avec le récit, dans la sourate al-Qasas, des deux filles du vieillard qui aidaient leur père en abreuvant ses bêtes. Dieu dit :
"Lorsque Moîse arriva au point d'eau de Madyan, il y trouva un attroupement de gens abreuvant leur bétail, et deux femmes qui se tenaient à l'écart, retenant leur troupeau. Il leur demanda : "Qu'y a-t-il ?" Elles répondirent : "Nous n'abreuverons pas nos bêtes tant que ces bergers ne seront pas partis. Notre père est un vieillard très âgé."

La société elle-même peut avoir besoin du travail de la femme : elle a besoin de femmes médecins et infirmières pour soigner les femmes, d'enseignantes pour les filles, de femmes s'occuppant des autres tâches concernant les femmes. Il est préférable qu'une femme ait affaire à une femme comme elle plutôt qu'à un homme : on accepte qu'elle ait affaire aux hommes dans certaine situations par nécessité, mais la nécessité doit être évaluée à sa juste mesure et ne doit pas devenir une règle générale.

De même, la société peut avoir besoin de main d'oeuvre, pour les necessités du developpement.

Si le travail de la femme est authorisé, il doit néanmoins être soumis à un certain nombre de conditions :

1.Le travail accompli doit être licite en lui-même : ce ne doit pas être une occupation illicite ou conduisant à l'illicite, comme lorsqu'une femme est employée au service d'un homme, ou est la secrétaire personnelle du directeur et est obligée de rester en tête-à-tête avec lui; ou comme lorsqu'elle travaille comme danseuse et excite les bas instincts des hommes, ou comme serveuse dans un bar, vendant du vin, alors que le Prophète (que la bénédiction et la paix soient sur lui) a maudit ceux qui le versent, ceux qui le transportent et ceux qui le vendent... Ou encore, lorsqu'elle est hôtesse de l'air et obligée de porter un costume non conforme aux prescriptions islamiques, d'apporter aux voyageurs des produits illicites, et qu'elle est confrontée au dangers de voyages lointains sans la compagnie d'un proche et doit dormir seule dans des pays étrangers parfois peu sûrs... Ou qu'elle accomplit d'autres activités de ce type, que l'islam interdit aux femmes en particulier ou aux hommes et aux femmes en général.

2.La femme qui travaille doit respecter les règles de bienséance suivies par toute femme musulmane lorsqu'elle sort de chez elle, dans son costume, sa démarche, ses paroles et ses mouvements :

"Et qu'elle ne montrent de leurs atours que ce qui en paraît"
"Et qu'elle ne frappent pas de leur pieds afin que l'on sache ce qu'elles cachent de leur parure." (Cf S.24/V.31)

"Ne soyez pas complaisantes dans vos propos, afin que celui dont le coeur est malade ne vous convoite pas. Prononcez plutôt des paroles correctes." (Cf S.33/V.32)

3.Son travail ne doit pas se faire au détriment des autres devoirs qu'elle n'a pas le droit de négliger, comme ses devoirs envers son mari et ses enfants. C'est là son premier devoir et son principal travail.

La société musulmane doit s'organiser de sorte que la femme musulmane puisse travailler, si son intérêt ou celui de la famille ou de la société le demande, sans que cela ne contrarie sa pudeur ni que cela ne nuise à l'accomplissement de ses devoirs envers son Seigneur, envers elle-même et envers son foyer. L'ambiance générale doit être favorable à l'accomplissement de ses devoirs et à l'exercice de ses droits. Ainsi, on peut prévoir pour les femmes des emplois à mi-temps et leur accorder des congés suffisants au début de leur mariage ainsi que pour la maternité et l'allaitement.

On peut fonder des écoles, des facultés et des université réservées aux filles, où elle pourront pratiquer des sports qui leur conviennent et où elles auront plus de liberté dans leur mouvements et dans la pratique des diverses activités.

On peut réserver des bureaux ou espaces de travail féminins aux employées des ministères, des entreprises ou des banques, à l'écart des risques de suspicion et de tentation.

Il faut utiliser tous ces moyens et d'autres, variable selon les circonstances, et qu'il est difficile de recenser.

Dieu dit la vérité, et c'est Lui qui guide dans la bonne voie.
"


Que Dieu nous facilite le parcourt de Son chemin.
Amîn ya Allah.

As-salam 'alikoum wa rahmatoullahi wa barakatou : )

OUMJOUERYA

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